"Mes chers concitoyens !"

Je veux être le Président qui tiendra ses engagements. C’est pourquoi je tiens à vous dire dès aujourd’hui quel est mon projet.


eXTReMe Tracker


Nicolas Sarkozy 23 ème président de la république !

Nicolas Sarkozy

Le leader de l'UMP a été élu président de la République avec environ 53% des voix, contre 47% à Ségolène Royal. Les partisans du candidat UMP se sont réunis place de la Concorde, à Paris, en compagnie de Johnny Hallyday, Faudel, Gilbert Montagné et Enrico Macias.

Nicolas Sarkozy a été élu dimanche 6 mai président de la République, devançant largement sa rivale socialiste Ségolène Royal avec environ 53% des suffrages, selon les estimations des instituts de sondage.

Le candidat UMP obtient de 52,7% à 53,3%, en fonction des instituts (CSA, Ifop, Sofres et Ipsos), succédant ainsi pour un mandat de cinq ans à Jacques Chirac, qui à 74 ans ne se représentait pas après un bail de 12 ans à l'Elysée.
Le président de l'UMP, 52 ans, a immédiatement estimé que les Français avaient choisi la "rupture" qu'il préconise pour réformer profondément la France.
Devant ses partisans réunis salle Gaveau à Paris, il s'est posé en "président de tous les Français" tout en soulignant que ces derniers "ont choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé". Il s'est engagé à "réhabiliter le travail, l'autorité, le mérite".
"Je vais rendre aux Français la fierté de la France", a assuré le président élu, qui a également témoigné son "respect" à sa rivale PS.


"Rénovation de la gauche"

Le nouveau président s'est ensuite rendu au célèbre restaurant Le Fouquet's sur les Champs-Elysées en compagnie de deux de ses fils ainsi que de ses belles-filles. Mais son épouse Cécilia n'a pas été aperçue de la journée.
Quelques minutes plus tôt, Ségolène Royal, 53 ans, première femme qualifiée pour la finale de la présidentielle, avait reconnu sa défaite et indiqué, tout sourire, qu'elle "assumerait la responsabilité qui lui incombe désormais", s'engageant à poursuivre la "rénovation de la gauche".
L'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy a suscité la liesse de milliers de partisans réunis place de la Concorde et qui agitaient des drapeaux tricolores en attendant leur champion.
L'ambiance était au contraire très morose au siège du PS, où plusieurs milliers de sympathisants se pressaient, scandant des slogans favorables à Ségolène Royal. La candidate a été très chaleureusement applaudie.
Nicolas Sarkozy va prendre quelques jours de repos avant la passation des pouvoirs qui aura lieu le 16 mai, a confirmé François Fillon, l'un des ténors de l'UMP les plus souvent cités pour le poste de Premier ministre, avec Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale.

"Réhabiliter la valeur travail"

L'actuel locataire de Matignon, Dominique de Villepin, s'est réjoui de la "très nette victoire" de Nicolas Sarkozy.
Chantre d'une droite décomplexée, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur jusqu'à fin mars, veut appliquer rapidement un programme d'inspiration assez libérale, avec pour objectif de "réhabiliter la valeur travail" et d'atteindre en cinq ans le "plein emploi" (5% de chômage).
Il a également martelé tout au long de sa campagne des thématiques de droite traditionnelles, sécurité et immigration notamment, captant dès le premier tour une bonne partie de l'électorat de Jean-Marie Le Pen (FN).
A gauche, l'heure est déjà aux leçons de la défaite et les regards braqués vers les législatives. Le patron du PS, François Hollande, a estimé que "la gauche doit se rassembler, s'ouvrir, s'élargir, se remettre en question". Il a aussi appelé à un "rassemblement" pour les législatives afin de "créer une force d'équilibre à l'Assemblée".
Très sévère avec son ancienne concurrente, Laurent Fabius a estimé que "le drapeau de la gauche est à terre", tandis que Dominique Strauss-Kahn a tiré à boulets rouges contre François Hollande qui, depuis la défaite de 2002, "n'a pas su faire une gauche moderne".

http://www.maisondessecrets.online.fr/